Le spectacle :
« Une force est sortie de moi !
J'y ai pris un plaisir fou ! »
En confiance
Improvisations
Travail de groupe
Répétitions difficiles
L'émotion finale
Entraîné par le public
 Nadia, participante à Un bateau pour l'Europe, joué à Bussang en mai 2001

Tant attendu, tant redouté mais si vite arrivé, le jour du spectacle. On a travaillé, on a répété,
mais là ils sont trente, cinquante, deux cent spectateurs assis en face de nous, venus nous voir,
leurs regards prêts à plonger sur nous. Comment aurions-nous pu l’imaginer ? Mais que faisons-
nous là ? C’est le moment de vérité.

Mots de la fin

Un bateau pour l'Europe aux Rencontres de Bussang en mai 2001

« Une fois qu’on est rentrés dedans, on veut donner le meilleur de soi-même. »

« Surtout faire plaisir à ceux qui te regardent. Je me suis vidé la tête, je pensais à rien, plus ça allait vers la fin, plus je m’amusais. J’ai pu exprimer ce que je ressentais. »

« Quand je jouais, je me sentais à l’aise, j’étais dans le spectacle, j’étais posé, je m’éclatais. Je n’ai rien vu passer, à la fin j’étais heureux. Du vrai théâtre comme ça, c’était la première fois. »

« J’ai dévoilé mes émotions pour la première fois. J’ai tout lâché, tout est sorti du cœur, et cela m’a vraiment fait du bien. »

Selon trois apprentis de l'UTEC qui ont joué Le Sari aux rencontres de Manchester en avril 2002 :
« J'étais stressée, la peur de rater. J’ai toujours peur de faire un faux pas. »
« la tension elle montait, j’avais peur. »
 « Mon cœur il battait, c’était un bon stress. »

« Avant la représentation, je ne savais pas encore pourquoi j’étais là. J’avais le trac. C’est là que j’ai vu que le groupe était là pour moi. » Unis-Cité à Bussang en mai 2001

Dans les coulisses avant le spectacle

« J’ai eu une montée d’adrénaline, cela m’a pris au ventre. Un mélange de stress et de soulagement, et c’était génial. » « Il y a eu quelques problèmes techniques mais cela ne nous a pas déstabilisés grâce à la solidarité et à la force du groupe. »

« Ce n’était plus le moment de penser et de se poser des questions. Il fallait faire pour tout le monde, le groupe pour montrer le résultat de ces quatre mois de théâtre, pour pour les récompenser de leur acharnement à vouloir nous extorquer ce que l’on avait de meilleur en nous. »

Sur scène
Un bateau pour l'Europe à Bussang en mai 2001   
« ... une sensation jamais ressentie que ce soit dans le groupe ou avec le public. Une force est sortie de moi ! J’y ai pris un plaisir fou ! J’ai compris le sens de la pièce pendant qu’on jouait. »
Le Sari aux Rencontres de Manchester d'avril 2002
Au moment de saluer

« Quand j’ai fini, j’étais fier. »

« A la fin de la pièce, c’est la joie, ça me fait du bien de finir. Quand t’es sur scène, c’est dur, le regard des autres. Pendant les applaudissements, c’était magnifique. »

« Personnellement, j’ai failli lâcher une larme, tellement c’était beau ce que l’on a fait. »

Le Sari aux Rencontres de Manchester d'avril 2002
En sortant

« L’instant après la représentation, c’était un moment magique où une foule de sentiments a jailli et ce fut très difficile de les contenir pour ne pas exploser. L’impression d’avoir tout donné, d’être vidée, et de recevoir de pleine face des remerciements de toute une foule que l’on ne connaissait pas. »

« Le meilleur souvenir c’est juste après la représentation quand tout le monde n’arrive pas à parler. On était tous sous le coup des émotions, j’étais comme une mère qui venait d’avoir son bébé après un accouchement. »

Sylvie Visinko responsable de l'Espace de socialisation Cap Sourire : « La plus belle image de Bussang, c’est juste après le spectacle, leur visage à la fois d’enfant épanoui qui retrouve le bonheur, et le fait qu’ils ont tout donné, sauf qu’il n’y a pas ce vide, c’est rempli d’émotions. »

« On était libres et heureux et fatigués. »

« Les retours des gens ? C’est un très beau spectacle, du théâtre comme ça, on en a besoin. »

« [Quand les gens sont venus nous féliciter après le spectacle], j’ai pensé qu’ils disaient cela pour nous faire plaisir. Après j’ai bien réfléchi, et j’ai vraiment pensé que c’était très bien. »

Au cours des débats qui ont suivi les spectacles à la Maison d'arrêt de Fresnes en juillet 1997 et en août 1998 :
Les apprentis de l'UTEC parlant de Vague à larmes aux Rencontres de Bussang en mai 2003  

« Maintenant, je suis d'autant plus surpris et heureux que j'étais récalcitrant au départ : on a réussi ! »

« On a tous pris un pied formidable, vous nous avez permis en venant voir le spectacle de prendre ce pied, alors on le rend, car le théâtre nous a permis de vous le rendre. »

« On a pu faire comprendre ce qu'on vit, de quoi on est privé. Franchement, j'ai eu les larmes aux yeux. »

« Je suis très content, il faut que je me remette, je suis encore sur un nuage... Je n'ai pas connu grand chose hors de la came. Maintenant je sais qu'il y a le théâtre et que c'est fort. »