Après les séances de découverte,
de mise en place des scènes viennent très vite les répétitions.
Pour chaque scène, apprendre son texte, le jeu scénique, articuler,
se concentrer, attention aux gestes, à la voix, au placement, à
la coordination avec les autres.
Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois… un vrai travail, exigeant,
astreignant pour les comédiens d’un jour.

« On ne savait pas où on allait mettre les pieds,
et quand on a eu les textes, on s'est dit qu'on allait pas s'en sortir. »
« Moi, le travail de mémorisation ça m'a replongé
dans l'univers scolaire, un cauchemar, la galère des études,
vraiment pas la joie. Au départ il y avait un blocage. Et finalement,
tout a découlé, pas eu de problème majeur de mémorisation.
»
« On pensait que nous, on se met sur la scène, tu
dis deux trois mots et tu t'arraches. Mais non, ce n'est pas ça du
tout. Tu restes sur la scène, tu recommences, et tu recommences, jusqu'à
ce que ce soit parfait. »
« Ce qu'il y a de plutôt chiant, c'est qu'il va falloir faire
ça à un moment et puis il va falloir recommencer juste après
parce qu'il a changé d'idée. »
« Quand tu rentres en cellule, tu n'as que le théâtre dans la tête. Mon Dieu, tu en as plein la tête. tu repenses toujours au théâtre. Tu ne penses même plus à faire ton courrier, tu ne penses même plus à l'extérieur. »
« Les trois-quatre premiers jours, moi je voyais plutôt
du délire, je disais : « il va nous faire passer pour des fous.
» Et puis, depuis lundi, j'ai vu quand même qu'on allait arriver
à sortir quelque chose de bien pour nous. »
« On a réussi quand même à prendre la position des
personnes qu'il fallait faire, qu'il fallait être. Mais vraiment, c'était
quand même dur, comme Gérard nous l'avait dit au départ.
»
Bussang en mai 2001 : « Je faisais des conneries. Ce que je ne supportais pas, c’est que [le formateur] n’était jamais content. » « Je n’imaginais pas que [les répétitions] c’était aussi difficile. Se concentrer. Réfléchir, essayer d’aller droit sur la ligne, ne pas faire des zigzags toutes les cinq minutes. Penser aux autres aussi. »
Bussang en mai 2001 : « J’ai trouvé cela difficile le théâtre. Quand je rentrais chez moi je dormais tout de suite. »
Vincennes en mai 2005 : « Le théâtre, il faut être très concentré. C’est cela le plus gros problème, mais dès qu’on a compris, on s’amuse. »
Manchester en avril 2002 : « À force, il y a des passages que je n’avais plus envie de faire. Une fois que tu es sur scène, tu te dis : heureusement que j’ai répété ! »
