« Ce qui m’a plu, c’est déjà de travailler en groupe, on se donnait tous la main pour monter un vrai projet ensemble »
En confiance
Improvisations
Travail de groupe
Répétitions difficiles
L'émotion finale
Entraîné par le public
Fabrice, qui a joué dans Le grand macabre à Bussang en mai 2000

Le spectacle sera une œuvre collective fruit d’un dialogue permanent, dans le cadre posé par le metteur en scène et sous sa direction. Il peut proposer de partir d’un texte, d’une image, d’une situation, de questions, dans tous les cas les improvisations, idées, paroles, réactions des participants nourriront tout le travail théâtral. Le metteur en scène fera ses choix, mais chaque participant aura proposé et réagi, mais aussi écouté et respecté réactions et propositions des autres.

Mots de la fin
"Août 99 : dernière éclipse du siècle à la Maison d'arrêt de Fresnes   

Une fois lancé, le projet de spectacle demande vite à chacun qu’il se mette à son service, qu’il donne beaucoup de lui-même, comme les autres et avec tous les autres. Cela ne se passe pas toujours sans difficultés ni sans moments de tensions, mais la dynamique du projet surprend régulièrement les participants.

Les détenus en ont également témoigné, souvent avec enthousiasme.

« On a bossé dans la bonne humeur, dans une bonne ambiance. »

« Gérard et Jean-Christophe nous ont bien donné l'impression qu'on était libre de faire ce qu'on voulait. Et ça, c'est un truc fascinant, surtout quand on est incarcéré à Fresnes. »

« J'ai vu que [le stage de théâtre] vraiment c'était quelque chose de super, même plus que super. J'ai retrouvé dix copains. Et ça m'a vraiment émerveillé… Je me suis un peu envolé de ma cage. »

« Pendant 15 jours, on a fait l'effort de s'écouter en faisant l'effort d'éviter la foire d'empoigne, attendre son tour de parole et prendre en considération les propos de l'autre même si on n'adhère pas... »

« Gérard a essayé quand même de donner l'ordre, pour que chaque personne, quand elle a envie de s'exprimer, tous les autres se taisent, et on l'écoute. C'est pénible, mais c'est comme ça je pense qu'on apprend. »

« L'atelier théâtre, ça nous a rendu une forme d'identité, donc de respect humain, dans un contexte où on est un numéro matricule, on se sent respecté. »

Plusieurs détenus participants se sont montrés sensibles à l’effort d’écoute demandé et au sentiment de respect auquel il a contribué.

« On travaille bien et il y a une bonne ambiance. » Muraille joué en mai 1998.

« Au bout de 7,8 séances, l’habitude, la fatigue. Je prenais du plaisir à venir, déjà. »
Un bateau pour l’Europe en mai 2001

« On a écouté et c’est venu, on a pris confiance en nous. » Je, tu, elle en novembre 2004

« Il y a eu des petits heurts mais cela n'a pas empêché que l'on travaille main dans la main. » Je, tu, elle en novembre 2004

Participants à Photo Souvenir en janvier 2002 témoignant à la fin du spectacle