
Deux témoignages de détenus :
« Je trouve que ça nous a rapprochés, surtout [qu’]au moment où on atterrit dans cette pièce, on est libre de faire à peu près ce qu'on veut. » (Eté 98, pas un instant de plus, Fresnes, août 1998)
« L'atelier théâtre, c'est le seul endroit en prison où il n'y a plus de différence de peines, un brassage se crée. » (Eté 80, été 97, Fresnes, juillet 1997)
L'assistante sociale référente du projet
Eté 80, été 97, expliquait après le spectacle
(Fresnes, juillet 1997) :
« Le groupe était très hétérogène,
j’avais des craintes. Mais, dès le premier jour, l’implication
des stagiaires a été frappante. Je n’imaginais pas une
telle solidarité dans le groupe : les détenus ont montré
de la tolérance alors que la prison est un monde très intolérant."
« On est content de se retrouver, au départ, je n'imaginais pas que c'était comme ça [le théâtre]. » Jamel, au cours de l’atelier de création de Muraille (Bussang, mai 1998)
« Ce qui m’a plu, c’est déjà de travailler en groupe, il n’y avait pas d’arrière-pensée, on se donnait tous la main pour monter un vrai projet ensemble, en harmonie. » Fabrice (Le grand macabre, Bussang mai 2000)
« Au théâtre, qu’on aime ou qu’on n'aime pas la personne, c’est un travail d’équipe. Le théâtre, ça rapproche les individus qui font le groupe. Si une personne plante, tout le monde plante. » Brice (Le Sari, Manchester, mars 2002)
« Si on avait été tous pareils, cela aurait pu avancer plus vite, mais cela aurait été moins riche. » Sébastien, volontaire à Unis-Cité (un bateau pour l'Europe, Bussang, mai 2001)
