« En faisant cette pièce, nous avons donné en énergie et nous avons reçu en reconnaissance. » conclura un jeune revenant de Bussang en 1998. Commentaire de Gérard Gallego: « Une fois que tout cela est vécu, les jeunes parlent, de la manière la plus simple, la plus directe, la plus honnête possible. La parole qui est dite, qui est offerte là, est dénuée de toute armure, tout paraître. Et elle prend une force surprenante. Car ces jeunes-là sont à vif, ont une violence un petit peu exacerbée, justement parce qu'ils manquent de communication verbale. Et je crois que, par le théâtre, on l’a reconstruit, ils vont d’abord passer par la communication gestuelle, et après le verbal suit. » Ils trouvent les mots d’une façon bouleversante car ils ont pu s’exprimer de toute leur personnes et pas d’abord par la parole… ce qui donne à la parole l’arrière-plan de confiance et de vécu qui lui manquait. Ils se sont approprié le langage parce qu’ils ont été reconnus en dehors du langage. »
Extrait de «
Aventures théâtrales avec des jeunes en parcours d’insertion
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L’expérience de l’association Le Théâtre
de l’Imprévu » de Jérôme Spick,
paru
en traduction italienne dans Communicazioni Sociali, p.276-300,
Milan, février 2002